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Actualités

Martin-Guillaume Biennais : tabletier, ébéniste, orfèvre.


Rubrique Bijoux et montres de collection, Collections

Biennais, ce nom évoque pour beaucoup l’Empire et Napoléon mais qui est-il ? Et que connaissons-nous de sa production ?

Martin-Guillaume Biennais né le 29 avril 1764 dans un village de l’Orne. Son père laboureur meurt quand il a huit ans et sa mère en 1783. Son cousin André-François Cheron devient son tuteur. Celui-ci vivant à Paris prend certainement une part active dans le choix de la formation de Martin-Guillaume.

L’année 1788.

L’année 1788 est une étape importante dans sa vie. Le 20 avril, il achète à la veuve de Claude-Louis Anciaux son fond de boutique de tabletier. Le 2 juin, il se marie. Dans l’acte de mariage, il est qualifié de Maitre tabletier demeurant rue St Honoré paroisse Saint Roch, hors ce n’est que le 12 septembre qu’il accède à la maitrise en tant que maitre tabletier. Les tabletiers, selon les statuts de leur corporation, fabriquaient des jeux de dames, échecs, dominos, bilboquet, solitaire, trictrac, loto, etc., les peignes en corne en ivoire ou en écaille ; de la petite ébénisterie tels que pupitres, commodes et secrétaires d’enfant ; mais aussi des pots à tabac des bonbonnières, des gardes vues et différentes pièces sculptées en ivoire et plusieurs douzaines de brosses à bouche, brosses à dents ainsi que des cure-dents et des gratte langue.

Au notera que le nouveau commerce de Biennais, à l’enseigne « Au Singe Violet », est situé non pas dans le quartier traditionnel des tabletiers mais dans celui des marchands-merciers.
Son affaire apparait rapidement comme prospère. Ceci nous est confirmé par la comparaison de deux inventaires ; celui dressé en 1788 lors de l’achat de son commerce l’estime à 3000 livres, tandis que celui de 1789, effectué suite au décès de son épouse, évalue les seules marchandises à 5400 livres.

Les années 1790-1800.




Biennais, bidet de voyage démontable, vente Osenat le 25 juin 2006, lot 590.

Biennais semble traverser la période révolutionnaire sans être inquiété et son commerce continu à être fleurissant. Ainsi, on le retrouve en décembre 1790 signant la location d’une deuxième boutique rue Saint Honoré et en juillet 1795, il achète une maison à Choisy-le-Roi. Il est vraisemblable que sa boutique de par son emplacement profita pleinement de l’éclosion d’une nouvelle classe riche qui cherchait à monter leur maison.
La révolution lui permet de diversifier ses productions. En effet, profitant de la suppression des corporations, il se qualifie de tabletier et ébéniste comme nous le montre une annonce parue en 1791.

De cette période, un certain nombre de petits meubles nous sont parvenus tels que bidets, jardinières, coiffeuses et quelques nécessaires de voyage dont les pièces d’orfèvrerie sont généralement dues aux orfèvres Genu, Lorillon ou Naudin. Ces œuvres sont signées « Biennais Md Tabletier ébéniste au Singe violet rue Honoré No 511 ».

Biennais et Napoléon.




Poinçon d’orfèvre de Martin-Guillaume Biennais.

En 1801 ou 1802, il fait insculper un premier poinçon d’orfèvre ce qui lui permet de ne plus sous traiter la partie orfèvrerie de ses nécessaires de voyage. Il est orfèvre. Ainsi entre 1790 et 1802, la petite boutique « Au Singe Violet », connait une expansion remarquable, Biennais profitant pleinement des bouleversements économiques pour étendre ses activités. De simple tabletier il est devenu tabletier, ébéniste et orfèvre.

Si l’inculpation du poinçon d’orfèvre est un cap important dans sa carrière, cet élément ne peut être dissocié de sa rencontre avec Bonaparte à son retour d’Egypte. Cet événement nous est rapporté par Taillandier lors des funérailles de Biennais en 1843 : « Le général Bonaparte, à son retour d’Égypte, voulut monter sa maison. Il ne possédait encore d’autre fortune que sa gloire ; aussi, les négociants auxquels il s’adressa d’abord refusèrent de lui vendre à crédit. Biennais eut plus de confiance dans l’étoile du jeune général, et il lui fit des fournitures considérables sans s’occuper de l’époque où elles lui seraient remboursées. Napoléon fut reconnaissant de cette marque de confiance, et, devenu empereur, il prit Biennais pour son orfèvre ».




Biennais, assiette en argent du service de campagne de l'Empereur, vente PIASA le 4 décembre 2006, lot 136 vendue 48 000 euros.

Bonaparte devenu Premier Consul, Biennais s’intitule orfèvre du Premier Consul et à partir de 1804 orfèvre de l’Empereur puis « Orfèvre de Leurs Majestés impériales et royales, de Leurs Majestés le roi de Hollande et de Westphalie ».

En 1804, Napoléon le charge de réaliser les insignes impériaux pour la cérémonie du sacre. Cette commande est l’apogée de sa carrière. Ainsi, il devient le fournisseur exclusif de l’empereur ce qui lui assure de nombreuses et importantes commandes. Lors de l’exposition des produits de l’industrie de 1806, il reçoit une médaille d’or pour une soupière ou pot à oille réalisée pour Joséphine. Il y expose également un meuble et un nécessaire de voyage.

Il se fait une spécialité de ces nécessaires de voyage auxquels il doit une grande partie de sa renommée. Dans un coffret, il retrouve ici son premier métier de tabletier, il dispose une quantité d’ustensiles en argent, or et vermeil. Il fait preuve d’une grande ingéniosité pour faire entrée dans ces coffrets un très grand nombre d’objets. Ainsi le nécessaire de Fouché, propriété de la Fondation Napoléon n’en contient pas moins de 75.




Biennais, necessaire dentaire de l’Imperatrice Joséphine, vente Osenat le 25 juin 2006, lot 507 vendu 13 000 euros.

Les nécessaires de voyages peuvent être de toilette, à dents, à thé, à écrire et parfois peuvent remplir plusieurs offices. De nombreux coffrets contiennent une théière, un pot a lait, un sucrier, un passe-thé, des couverts c'est-à-dire cuiller et fourchette ainsi que des couteaux. L’intérieur des nécessaires rivalise de richesses et de fonctions. On notera que la plupart des nécessaires exécutés par Biennais contiennent un nécessaire d’hygiène dentaire ce qui était assez nouveaux pour l’époque.

Son prestige lui attire de nombreuses commandes des cours étrangères, Russie, Bavière, Wurtemberg, Westphalie…

La Restauration ne constitue pas un coup d’arrêt dans le développement du Singe Violet mais un ralentissement de l’activité. En effet, ses modèles inspirés des ornemanistes de Percier et Fontaine commencent à être passés de mode.




Biennais, lavabo comprenant son bassin et son aiguière, circa 1809-1819, vente Artcurial - Briest-Poulain-F.Tajan le 13 décembre 2005, lot 106 vendu 34 530 euros.

En 1819, Biennais prend sa retraite et vend son entreprise à son collaborateur Cahier. Celui-ci fait faillite en 1828.


Ainsi la maison Biennais qui est la plus importante sous l’Empire, employant 150 à 180 ouvriers ne survécu pas, contrairement à un de ses grands concurrents la maison Odiot.

Son nom demeure attaché aux coffrets nécessaires de voyage et aux pièces d’orfèvrerie de grande qualité et de grand luxe dans la tradition du XVIIIème siècle.

Cédric Henon
Expert en meubles et objets d'art des XVII, XVIII et XIXème siècles

Les experts conseil en oeuvres d'art d'Authenticité sont à votre disposition pour l' Estimation en ligne et l' Expertise de vos objets d'art. Ils vous conseillent et vous accompagnent dans l'achat et la vente de vos œuvres d'art : Conseil.

Nécessaire de toilette de SAI la Princesse Pauline par Biennais, vente Osenat le10 juin 2007, lot 313 vendu 51 000 euros.